samedi 18 octobre 2008

Silence, je suis sur un petit nuage...

Samedi matin, 13h23, je me réveille. Je prends mon ordi après une demi heure de commatage intensif pour cause de maux de tête résultant d'une Vodka mal distillée ingurgitée la veille (ça fait mal au crâne hein !), et je suis résolument décidé à écrire un peu.
Je suis désolé pour cette longue période de silence, je n'ai pas passé beaucoup de temps sur mon Blog les derniers temps. La raison principale est que je vis la vie stambouliotte à fond la caisse, la raison secondaire est que j'étais en vacances et j'en ai profité pour m'exiler en province, visiter un peu la Turquie et ses gens.

J'ai bien sûr pris un certain nombre de photos durant ce p'tit trip, je vous invite à visiter ma page dédiée aux photos en cliquant sur le mini diaporama sur la droite de cette page.

Je suis donc parti durant les vacances de Bayran qui sont les vacances religieuses suivant la fin du Ramadan. On ne savait pas trop où on allait bouger avec mon pote Jan, mais on voulait découvrir un peu le pays et ne pas rester sur Istanbul durant 10j. Du coup, se rappelant d'un ami d'un ami rencontré dans une soirée début septembre, Jan a eu l'idée de bouger sur Ankara. Ce fut un point de départ : on a pris nos billets de bus (vite parce que les places ne courraient pas les rues, tout le monde revient dans sa famille pour ces vacances), et on est parti le dimanche matin.

Petite parenthèse pour les bus, parce que c'est une institution. C'est d'abord le moyen de transport le plus rapide et le moins honéreux. Pour tracer Istanbul-Ankara, il faut 7h, et ça coûte 30YTL (yeni türk lirasi, livre turque), soit un peu moins de 20€. Sachant que l'essence coûte plus de 2€ le litre, et que le train met 14h, le bus s'impose. Je voudrais remercier au passage notre bien aimée économie de marché qui a instauré une concurrence farouche entre les compagnies de transport, ce qui permet au consommateur de jouir de bus confortables et propres, avec coca et jus de tomate gratos ! Et c'est bien cool de pouvoir allonger ses jambes sans exploser le dos du mec de devant. Bon je dirais qu'il y a quand même un point noir dans tout ça, c'est que d'une part il est difficile de dormir, et d'autre part les chiottes sont fermées : il faut attendre la pause. Je dois avouer que j'ai bien flippé au début, je me voyais déjà avec un vessie artificielle remplaçant celle qui aurait explosé. Mais queunénie ! tout s'est bien passé. Bref, les bus c'est cool, on peut même regarder la TV et désactiver les hauts-parleurs si on veut dormir. Mais c'est crevant. J'ai dû passer au total plus de 55h dans les transports durant ces vacances (uniquement les liaisons entre grandes villes...).

Arrivé à Ankara, nous avons logé chez ce potos turc très sympathique. Hors de question de payer quoique ce soit, la nourriture était comprise dans le package. Les moustiques aussi : j'en ai explosé 24 dans ma chambre avant de dormir à 2h30 du mat.
Etant malade à ce moment-là, je ne mangeais que des pâtes et du riz, en louchant sur les sandwitch à la germanique (30cm) de Jan. Du coup, après conseil de mamounette, pas d'alcool non plus, ce qui ne fut pas facile tout le temps mais j'ai rapidement trouvé une solution : le narguilé à la vodka !! Je suis ressorti complètement bourré du petit restau, ce qui était plutot rigolo, mais avec un mal de crâne se précisant petit à petit...
On a visité le mémorial Attatürk, bu quelques thés, puis on est vite reparti ailleurs car Ankara n'est pas une ville super intéressante : déclarée capitale politique par Attatürk en 1923, elle s'est développée monstrueusement les 40 dernières années ne laissant aucune chance à l'architecture traditionnelle. Peu de choses à voir donc, et on a pas une envie spontanée de flâner jusqu'au coucher du soleil.

A la lecture de la Bible (Lonely Planet Turkey), on a décidé de s'aventurer en Capadoccia. 4 autres potes qui étaient resté à Istanbul ont finalement décidé de nous rejoindre quand on leur a dit de jeter un coup d'œil aux photos. En plein milieu du pays, c'est une région où les paysages sont lunaires, percés par des maisons troglodytes et des cavernes datant du millénaire précédent. En commençant par déconner en montant à l'intérieur de l'une de ces habitations, on a fini par faire une très grande balade. Une superbe balade, dans le sable et les cailloux, au milieu des vignes sauvages et des lignes surprenantes dessinées par la roche tantôt blanche tantôt rougeâtre. Ce fut pour nous tous un très bon moment, que nous avons achevé par un repas traditionnel au village. J'ai même pu acheter le Time pour la lecture du soir, c'est dire si la journée fut réussie !

On est ensuite parti pour Fethiye, sur la côte. Le trajet en bus fut éprouvant, mais on était bien content de l'avoir fait en arrivant à l'auberge de jeunesse (jetez un coup d'œil aux photos :)
Si le coin est ultra touristique, on a quand même pu profiter de l'eau à 25°C et de l'air à 30°C en plein mois d'octobre, ce qui ne m'était jamais arrivé auparavant, et je dois dire que c'est plutot kiffant. Balade en bateau et restau à gogos, ce fut l'étape relax du trip.

Après ça je suis parti seul pour Izmir, où une amie m'a invité à passer quelques jours. Mes potes ont été bcp plus sérieux, ils sont rentré le samedi sur Istanbul pour taffer leurs projets.
Bref Izmir est une ville vraiment sympa. Comme les locaux le disent bien, c'est une ville pour vivre et fonder une famille, alors qu'Istanbul est une ville pour travailler et faire la fête. Toute la ville est autour d'une baie immense, et s'étend sur plusieurs dizaines de kilomètres ; le climat y est plus qu'acceptable ce qui rend les gens plus qu'aimables, le café et le thé y sont particulièrement réussis.
J'en ai profité pour aller à Ephes, un site de ruines grecques et romaines bien conservées (ou plutot bien restaurées). Mais bon ça reste des gros cailloux. Plus intéressant était le village de çirince, coincé dans la montagne, au milieu de la verdure, et où les maisons n'ont pas été détruites pour faire place au béton. Du coup c'est un endroit charmant, blindé de touristes également, mais très mystique notamment lorsqu'il pleut (normal ya plus de touristes...).

Le retour à Istanbul n'eut de calme que le voyage en bus : j'ai enchainé avec une semaine de sorties, de concerts, de bars, de danse, de rires, de décallage d'horraire... ça fait deux semaines que je dors sur le créneau 6h du mat 14h. C'est donc la seconde raison de mon silence : la TEUF. Je suis en train de vraiment kiffer un max, veugra. Et ça fait zizou. Merci Eras, merci Mus.

Bon promis je serai plus régulier dans mon aventoor bloogolistik dorénavant. Vous pourrez vivre ma débauche étudiante de plus près !! Mouahaha !

vendredi 26 septembre 2008

Niiiite fevaaaaaaa ! et pédagogie alternative...

SI SI, JE VISITE, J'AI TROUVE UN BAR OU LA PINTE EST A 3YTL

Bon, autant ne pas le cacher, en ce moment je sors pas mal, voire très souvent. En tout cas toutes ces soirées sont super sympa, je découvre des bars revisités façon 18e siècle, des salles de concert pas chers avec une programmation vraiment intéressante, des p'tits restos traditionnels (kébab je t'aime).
Je suis allé donc voir Gevende en concert à Babylon (petit nom sympathique ma foi), aux instruments folks indéniablement bien maitrisés et aux sonorités celtes, downtempo, voire trip hop. Que du bonheu
r. Mais les Turcs ont la sale habitude de papoter durant le show, et de vendre les bières à 9YTL, soit 5€. Je vous propose de jeter un oeil sur le blog de Jan qui a eu le courage de poster quelques vidéos du concert
Prochainement Belleruche (mes colloques doivent se souvenir
de cette musique répétitive qui leur cassait les oreilles) va se produire dans cette salle, ce qui promet du bon temps.

Autrement ben les soirées se déroulent dans les bars autour de Istiklal Caddesi, la rue principale de l'Istanboul européen, ou bien dans les différentes auberges espagnoles que je squatte au fur et à mesure de mes rencontres. Si la musique reste à désirer dans la plupart des bar louuunge (de 5 à 10 ans de décallage environ), certains clubs ont des DJs talentueux et un décors sympa ce qui tend à ameuter toutes les norvégiennes d'Istanboul en transit.

J'ai donc bien pensé à toi, mon Pedrito. Je leur ai même demandé la raison de ce sourir incessant, presque insolant, le même qui t'as induit en erreur sur leur terre natale. Ben au fait elles sourient tout le temps. Tu leur parles, elles sourient, te complimentent, te lachent un "you're so
cuuute", mais ça veut rien dire !! rien ! Bref, pour embrasser leur sourir, il faudra trouver une autre alchimie. Dès que j'ai la formule, je te laisse un post, promis.

CAMPUS MAXIMUS

Je tiens à rassurer ma famille en intégrant d
ans ce même article mes impressions sur la fac, car oui, j'avais bien cours ces jours-ci. Bon heureusement ce soir je suis en vacances, j'aurais pas pu tenir une reprise aussi brutale.
Mes cours se déroulent pour la plupart l'après-midi, ce qui est une bonne chose pour pouvoir contribuer activement à l'économie nocturne. Je n'ai pas cours le lundi (héhéhé), et totalise 16h de cours. C'est peu par rapport à mes prévisions, mais suffisant lorsque l'on y ajoute le travail perso et les temps de trajets (il me faut mini 40mn pour aller sur le campus).
Petite parenthèse pour vous signaler que les frais de scolarité sont de 12 000€ à l'année, donc ce sont tous des gros PT de thunes qui viennent une fois sur 12 quand ils ne cuvent pas trop le Cristal de la veille. Reste les 10% de boursiers et les 10% d'Erasmus. Le campus est néanmoins super sympa (special © à Jan Kliewer, mon pote allemand, photographe et designer, qui a bien voulu me filer quelques photos ; il a avoué avoir bénéficié de conditions de lumière particulièrement sympa :).


(Jan's version)



(mine)

J'étudie donc : le marketing, l'éthic dans le business, le management des projets, la politique intérieure et extérieure de la Turquie, et la langue turque (4h par semaine à elle seule).
Je tiens à préciser à certains que le marketing tien
t d'un choix stratégique : mieux connaitre l'ennemi pour mieux le dértuire :p . Il va falloir que je sers très fort les dents dans ce cours, tellement la prof croit dur comme fer en la sincérité des campagnes marketing axées sur la responsabilité sociale et environnementale des grandes firmes du genre Nike ou Coca-Cola. LOL. Je vais essayer de ne pas me comporter en grande gueule dès les premiers cours, c'est peut-être mieux... d'autant plus que je suis le seul étudiant étranger à avoir pris ce cours (on est 50 dans l'amphi). Ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes de compréhension de temps en temps : certains élèves sont vraiment des tanches en anglais et ne parlent qu'en turc durant le cours. Je me demande comment ils font pour les exams... Du coup quand le premier clampin à lacher une phrase en turc, la prof l'a rappelé à l'ordre : "Please, remember we have an erasmus friend in this class, so be kind, speak in english". Le tout en me regardant droit dans les yeux. Je ne savais plus où me foutre, quand elle m'a demandé de me présenter etc... j'ai eu la totale.

Bref, le cours en amphi de marketing promet d'être palpitant, et me permettra sans doute de travailler mon self-control plus qu'autre chose. Heureusement que la petite jeune qui fait les TD (classes individuelles) a fait remarqué que cela pouvait éventuellement cacher une pure stratégie de communication...


Business Ethics est un cours dont j'attendais beaucoup, car vraiment dans mes préoccupations. Voyez vous-même:

Mais après 15mn de cours, j'ai du déjanter... Ok j'aime bien Apeule, mais y'a des limites.

Elle a osé appeler ça un exercice. En gros il fallait dire ce qu'on faisait d'un iPod que l'on trouverait sur une table de classe :
1. Je le ramène gentillement aux objets trouvés
2. Je le prends
3. Je le vends
4. Je laisse mon ancien iPod, et je prends celui-ci s'il est plus récent.

Premier vote à mains levées, le deuxième à bulletin secret. Dans le second, rien avait changé à part que la prof lisait les conneries écrites par les cancres. Mouarf. Bref, si le cours consiste à faire de la morale, ma judéo chrétienté va peut être me porter en tant que missionnaire, qui sait. Bref je suis déçu par ce cours, pour le moment du moins.

Project Management c'est en revanche bien prometteur. Il s'agit d'étudier les outils et méthodes de planification pour la réalisation d'un projet, quelque soit celui-ci. Hyper utile, et on se positionne autant au niveau du leader que de l'exécutant. C'est cool.

Turkish politics & foreing policy est taillé sur mesure pour les étudiants étrangers, j'ai eu un aperçu aujourd'hui, la nana est callée donc ça le fait. Elle a pu m'expliquer pourquoi les Turcs considèrent qu'il ne s'est quasiment rien passé avant le 29 octobre 1923, jour de la fondation de la République par Attatürk. En fait, quand ils parlent des Ottomans, ils oscillent en permanence entre "nous" et "ils" : ils sont tourné vers la modernité, mais dès qu'on les froisse, ils se retournent vers leur période impériale. Ca s'observe surtout dans les médias (parait-il).

Bon, ça doit faire 2h30 que je suis sur ce post, je sens que je le finirai dans un prochain.

Au fait, comme je le disais, c'est les vacances (fin de Ramadan oblige). J'en profite pour partir en vadrouille vers Ankara, puis la Capaducie, et vraissemblablement Izimir dont je ne garde que de vagues souvenirs de pieds brûlé par le sable de la plage. Ne râtez pas le prochain numéro de Pikinistanbool ;)

dimanche 21 septembre 2008

@ Garajstanbul


Bien le bonjour chacun chacune,

Au détour d'une ruelle, mon pote Jan a découvert un centre d'exposition et de création en plein centre ville. Il s'y déroule actuellement un festival regroupant des créations autour du thème de la survei
llance électronique, des libertés individuelles, et propose en outre quelques vidéos et autres délire de l'artiste qui m'ont ma foi bien séduits.

Je vous laisse découvrir les quelques vidéos ci-dessous.

En fait, vu le temps que ça a pris pour uploader celle-ci, je me contente de mettre quelques photos :)
Notez que j'en ai ajouté de nouvelles sur le lien Flickr contenu dans le diaporama sur votre droite.

mercredi 17 septembre 2008

Pepper & dry sprays

Contrairement à mes comparses argentins, mon université dispose de navettes permanentes pour trimbaler les étudiants entre les 3 campus et le centre ville. Trois campus, rien que ça, pour enseigner la philosophie, le droit, la finance, aussi bien que les relations internationales. Lundi était une journée "d'orientation" pour les Erasmus, afin que l'on comprenne qu'il allait falloir prendre un sacré nombre de fois la navette cette année, mais également qu'une turque à forte poitrine était disponible pour les troubles psychologiques.
Il fut tout de même abordé la question de la sécurité autour des campus, car l'étendue européenne du réseau Erasmus permet également aux norvégiennes, lituaniennes et
autres demoiselle à la crinière blonde de s'installer à Istanbul. La question fut posée de façon tellement naturelle que cela m'a bien fait rire : "Do we need any pepper spray out there ?". Bon, au-delà de la crédulité apparente de ces propos, je dois admettre que l'ambiance est un peu ghetto autour des campus. L'esprit moderniste de l'université a voulu qu'ils occupent d'anciennes usines à voitures et autres briquetterie. Ils ont bien rénové l'intérieur, pas de doutes (picz to come), c'est dommage qu'ils n'aient pas pu faire de même avec l'environnement... des usines, des garages, criminalité élevée. Mais bon, faut arrêter de dramatiser, y'a des navettes et des taksi partout, c'est pas Saint-Denis. D'ailleurs à Istanbul, la criminalité est plus faible que dans la plupart des grandes villes européennes.

Sinon en ce moment, je navigue entre l'université et les bars, entre formalités administratives et découverte des nuits stambouliottes, le tout avec une haute dose de déodorant. Moi qui n'aime pas me mettre de l'aluminium sous les bras, là je n'ai pas franchement le choix : il ne fait pas moins de 25-30°C en journée, 20°C la nuit. Mais bon je ne vais pas me plaindre, d'ailleurs je regarde régulièrement la météo d'Istanbul avec celle de Rennes, de là émerge une satisfaction certaine de m'être exilé dans un pays méditerranéen.

Le choix des cours n'est pas chose aisée. Je compatis très sincèrement avec notre directeur des études à l'IEP, je perçois le calvaire qu'il endure pour constituer les emplois du temps. En effet, ici c'est l'élève qui fait son emploi du temps par internet : pour une matière, plusieurs horraires possibles. Mais les créneaux partent très vite, j'ai vu aujourd'hui des cours que je voulais absolument suivre se remplir en un rien de temps. Du coup je vais, pour ce premier semestre, vraissemblablement étudier du "business" aussi bien que des relations internationales (j'ai failli prendre "Théories de la personnalité" en psycho...). Bref mon emploi du temps ne ressemble pas à grand chose : cours toute la semaine sauf le mercredi. Et j'ai au minimum 20h de cours, ce qui n'est pas sans me faire sauter au plafond quand je pense que certains se contentent de 6h au Pays-Bas. Mais bon, à 12 000€ l'année, je pense avoir des cours intéressants...

Au fait, demain soir re-match de foot, sauf que cette fois-ci c'est un match (on m'a dit) très important au niveau national. Va falloir se déguiser et donner de la voix encore une fois... Héhéhé...

lundi 8 septembre 2008

Futbol !! Hay Beşiktaş !!


Y'en a que je connais bien qui se seraient bien plu dans ce pays, rien que pour le foot. Çarşi, c'est le COP (ie les plus tarés) de Beşiktaş (l'équipe de foot locale) rassemblant une 150aine d'irréductibles assistants à tous les matchs, même les non officiels comme celui que je suis allé voir. Les supporters de Beşiktaş ont gagné le titre de meilleurs supporters du monde l'année passée, devant ceux de Manchester... c'est vous dire.



Bref, le match était hier (dimanche) opposant les locaux aux champions d'Ukraine (au nom imprononçable). Pour vous éviter de saliver jusqu'à l'annonce du résultat final, je vous le dis tout de suite, Beşiktaş a gagné avec un 2-0. Le stade est pas très grand et ne présente pas de signe distinctif qui mériterait d'être cité. Mais comme le dit mon colloque Duruk, rien que d'y aller c'est grandiose : du centre ville les vendeurs tentent de vous vendre des Tshirt et tout le bastringue, puis on descend une longue rue donnant sur le Bosphore (couleur or à cette heure-ci), avant de tourner et d'entrer dans le stade. Des plus hauts sièges du stade, on peut regarder le match... et les bateaux qui passent !! Une vue superbe.



Si les tribunes n'étaient pas bien remplies, les mecs de Çarşi ont foutu un boucan d'enfer. Ces gars font tellement parti du club qu'ils appellent uns à uns, à coup de slogans, les joueurs à venir saluer les gradins avant que le match ne commence. Et durant tout le match ils mennent l'ambiance en forçant les gens à se lever, à se rassoir, à crier "Noir et blanc sont nos couleurs", sauter... Après ça je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter une écharpe (officielle quand même) du club à 3€ à la sortie.


Le foot, je sens que je vais en bouffer durant ces neuf mois. Rien qu'au fait que mes colloques regardent 6 à 7 matchs (en entier) par semaine et parient tous les jours 10 YTL sur le championnat italien ou roumain (paris qu'ils remportent régulièrement en empochant 10 fois plus), ça me fait flipper. Mais bon, comme ça je serai peut être moins relou quand il faudra jouer à PES... ou pas.

Ramazan

J'ai eu pas mal de chance de tomber en plein mois de Ramadan ici à Istanbul, du coup il y a énormément d'activité dans les rues le soir dont des concerts pour récompenser ceux qui ont tenu toute la journée, sans manger, ni boire, ni fumer, ni embrasser sa copine durant 14h. Dans la journée, les gens s'invitent les uns les autres pour la grande bouffe du soir, ou bien font un picnic familial auprès des places aérées telles que la Grande Mosquée Bleue dans le quartier historique de Sultanahmet.




Pour ce qui est de mes colloques, le Ramadan prend une autre tournure. Déjà, ils ne jeunent que le samedi, jour de repos religieux. Ils en profitent pour se coucher à pas d'heure la veille, attendent jusqu'à 5h du mat pour se ravitailler, et vont se coucher ensuite.


En se levant vers 14h, ils ont déjà gratté 8h. Reste plus qu'à tenir jusqu'à ce que l'imam appellent à la prière du soir, qui marquent par la même occasion le coucher du soleil et donc la fin du jeûne. Qu'à cela ne tienne, la salade de concombres et de tomates est déjà dans les assiettes, le cuistot au fourneaux depuis 1h30.

Du coup on peut commencer à manger dans la minute qui suit !! héhéhé... Et franchement on manger bien. Des pitites boulettes de viandes (bien grasses) avec pignons et herbes, accompagnée de purée maison et de légumes. Un régal.
Et pour dessert, un flanc à la pistache et aux herbes. Dans "aux herbes", voyez naturellement mon ignorance en la matière et non pas les herbes de provence, bien entendu.



Après le repas, Doruk mon colloque retrouve sa chérie qu'il n'a pu approcher dans sa chambre, Tolga allume une deuxième cigarette, tandis que Arda (the big fat buddy) se sert une chope de Coca Cola. Ouf, tout rentre dans l'ordre.

jeudi 4 septembre 2008

Le commencement du commencement

Ha que coucou everyone !

Bon, premiers jours in Istanbool, premières impressions et expériences rocambolesques.
Qu'on se le dise, je détaille pour le début, ensuite je pense que j'aurai tout le temps du thé dans les mains, et comme ma foi en le Macintosh me l'interdit, cela m'empêche bien évidemment de travailler à proximité de mon ordinateur. :)

Arrivé sans problèmes à l'aéroport, j'ai même réussi à changer mes 60€ avec un taux pas trop minab'... les "taksi" rabattent naturellement les clients à la sortie de l'aéroport pour une destination que visiblement tout les chauffeurs stambouliottes connaissent : Sultanahmet, dans le centre d'istanbul. Déjà quelques doutes. C'est en effet le coin où les chichas sont étallées entre les poufs dans la rue, là où les Australiens gueulent en buvant leur binche (de la Foster), et où le coût du repas du soir oscille entre 12 et 15€.
Pour couronner le tout, j'atterris dans le "Istanbul Sydney Hostel", ce qui n'est pas sans me rappeler la déconvenue initiale qui m'a amenée dans les environs :) Mais l'ambiance est vraiment sympa, je rencontre des mecs à qui je dis "I've been to the Sziget festival this summer w/ my bro you know ?" et qui me répondent "Oh yeah, I've been too, and then I went 2 weeks in Poland, 2 weeks in Bulgaria, took the train in Belgrade to see what the Balkans look like, I finally got to Istanbul. But I'm staying only 3 nights there, I get back in Sweden to see my girlfriend". Je suis un peu sur les fesses, ce qui m'amène à leur demand er d'où ils viennent, ce à quoi on me répond généralement "Hong-Kong", ou bien "Melbourne"... Bref le public de l'auberge est plutôt du style Backpackers.


Mais je veux rapidement trouver un appart, histoire de me poser et de commencer à découvrir la ville. Après quelques dizaines de SMS et de mails, je suis tombé aujourd'hui (après 1 visite peu concluante) sur deux potes turcs qui s'étaient mis en quête d'un nouveau "roomate". Le temps de boire un Coca, parler de la vie quotidienne, je me rend compte très vite que ces mordus de football, de bécanes et de gonzesses à forte poitrine seront mes colloques. J'ai rencontré Durkan ce matin, je suis rentré tard ce soir après une journée bien remplie: visite du quartier en scooter, 2 ou 3 tasses de thé (c'est une vraie institution) dans des endroits plus improbables les uns que les autres allant du jardin public au parking souterrain devant une Mazzeratti coupé V8 (don't be mad at me Jibouille :), un cours de box sur un punchingball, et bien sûr des leçons de turc.

Promis je me motive pour caser quelques mots la prochaine fois, mais pour le moment je ne connais que des expressions peu judéo-chrétienne, je n'oserais les répéter.

Ma rencontre avec la cuisine turc me laisse à la fois rêveur et soucieux. Rêveur, car franchement c'est pas mauvais du tout, et puis on mange à foison pour peu (surtout quand le patron du restau du coin est une très bonne connaissance de mon colloque). Y'a rien à dire, ils savent bien cuisiner, et le repas se fait dans un partage fraternel plutôt surprenant. Soucieux surtout pour mes futures conquêtes françaises qui risquent de ne pas connaître la musculature de Pikoolos l'athlète grec, celle-ci risquant fortement à long terme d'être occultée par un épais bourrelet fourni de l'huile retenue par hectolitres dans les légumes et viandes cuisinées, et le sucre liquide des desserts turcs. Mes colloques ne pratiquent pas de sport de manière régulière à la fac, il va vraiment falloir que je me motive pour garder la forme... Mais quand je vois Pedrito qui a arrêté de fumé et repris un entraînement sans failles en natation, ça me motive :) Manquerait plus qu'on le regarde quand on va à la piscine ensemble...


Je quitte donc l'auberge de jeunesse demain matin, je prends le temps de me lever cette fois-ci, et je décolle.

Pour ce qui est de la fac, mon logement est vraiment pas loin donc je pourrai y aller soit à pieds, soit prendre la navette qui est relativement rapide. Un de mes colloques est également étudiant à Bilgi, ça facilitera grandement la chose d'autant plus qu'il pourra m'y mener en Honda RR1000 ou bien en Peugeot 106 GTI (Aïe Pedrito !). Le contact est en tout cas vraiment bien passé, des vacances dans une villa de rêve à Antalya (cité balnéaire plutôt sympa) sont en outre déjà prévues, une visite méthodiques des nightclubs également, tout autant qu'une balade en bateau (le leur) sur le Bosphore. Nice !

Une très grosse bises à tous :)
Piem